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5 phrases que beaucoup de femmes ont entendues et l'impact qu'elles peuvent avoir

  • Lisa
  • 27 juin
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 juin

5 phrases que beaucoup de femmes ont entendues et l'impact qu'elles peuvent avoir


Il y'a des phrases qu'on oublie, et puis il y'a celles qui restent.


Gravées quelque part au fond de nous. Ces phrases qui s'accrochent à nous durant des années et parfois même des décennies.

Une remarque glissée lors d'un repas de famille, une réflexion entendue dans une salle de cours par un prof, une phrase prononcée dans la cour d'école. Quelque chose prononcé sans méchanceté apparente, mais qui finit par devenir cette petite voix dans notre tête qui se permet de revenir constamment.

"Tu serais tellement plus jolie si tu perdais 10 kilos." "Rentre ton ventre." "Tu as des grosses cuisses." "Tu es trop sensible." "Tu devrais faire profile bas."

Le plus troublant, c'est qu'on ne se souvient pas toujours à quel moment on a entendu ces phrases. En revanche, on se souvient très bien des mots et du poids qu'ils ont pu avoir sur nous à ce moment là.

Parce que parfois, les mots ne s'arrêtent pas uniquement à nos oreilles. Ils s'installent en nous. Ils façonnent notre rapport à notre corps, à notre féminité, à notre confiance en nous et parfois même à notre manière d'aimer et d'être aimées.


Aujourd'hui, j'ai envie de revenir sur 5 phrases que beaucoup de femmes ont entendues au cours de leur vie...et sur les cicatrices invisibles qu'elles peuvent laisser en nous.


Pourquoi les mots ont-ils autant de pouvoir?


Avant de devenir des Femmes, nous avons d'abord été des petites filles. Des petites filles qui ont cru que ce qu'on disait d'elles étaient vrai.

Des mots peuvent façonner notre rapport à notre corps, à notre confiance en nous, à nos émotions et mêmes à nos relations.


Personne ne se réveille un beau matin et décide de détester son ventre, de se trouver "trop ceci" ou pas assez cela. Souvent, ces croyances se construisent petit à petit, à travers des remarques répétées, des comparaisons ou des phrases lancées sans réfléchir. Des phrases qui semblent banales pour celui ou celle qui les prononce, mais qui deviennent parfois le début d'une longue histoire d'insécurités.

Certaines phrases traversent le temps, comme des fantômes silencieux. Elles reviennent au détour d'un essayage de vêtement, devant une photo de nous ou lorsqu'on entend une petite fille parler de son corps avec les mêmes mots que nous autrefois.

Les phrases qu'on adresse aux femmes ne parlent pas seulement de leur apparence. Elles parlent aussi de leur place dans le monde.


1. « Tu serais tellement plus jolie si tu perdais quelques kilos. »


Cette phrase tu as déjà dû l'entendre si, tout comme moi tu as toujours eu des kilos en trop. J'ai souvent entendu cette phrase suivi par "Mais tu sais, je dis ça pour toi, pour ta santé". Oui, mais Jacqueline, j'ai aussi un miroir chez moi. Je vois très bien que j'ai pris 5 ou 10 kilos.

Cette phrase apprend à une femme que sa valeur est conditionnelle. Qu'elle sera plus aimée et désirée ou plus digne lorsqu'elle aura changé son corps.


Avec le temps, cette phrase peut créer

  • des troubles du comportement alimentaire

  • une obsession du poids

  • une mauvaise image de soi

  • de la difficulté à accepter son corps.

  • le sentiment de ne jamais être assez

  • le sentiment de devoir se cacher


  1. Tu es trop sensible


Une phrase assassine car elle sous-entend que nous ne somme pas légitime d'avoir des sentiments et des émotions. Elle peut généralement nous pousser à :


  • douter de notre ressenti ;

  • minimiser nos besoins ;

  • s'excuser de nos émotions ;

  • rester dans des situations qui lui nous font du mal parce qu'on pense "réagir trop fort".


  1. « À ton âge, tu n'as toujours pas d'enfant ? » ou "Tu n'es toujours pas mariée?"


J'ai 34 ans et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendue cette phrase.

C'est ce genre de questions qui ressemblent à de la curiosité, mais qui portent en elles une immense pression.

Ces phrases, beaucoup de femmes l'ont entendue. Lors de repas de famille, entre collègues ou même de la part de parfaits inconnus.


C'est comme si la vie d'une femme devait suivre un calendrier précis.


Etudes. Couple. Mariage. Maison. Enfants. Labrador.


Et lorsque ces cases ne sont pas cochées au "bon" moment, on a l'impression d'être en retard. D'avoir loupé quelque chose. D'être passée à côté de notre vie.


Pourtant, nous avons toutes notre propre chemin.


Certaines rêvent de devenir mères depuis toujours. D'autres ne le souhaitent tout simplement pas. Certaines essaient sans y arriver. D'autres sont encore en train de se (re)construire, de guérir ou de simplement vivre leur vie à leur rythme.


Ces questions ; "est-ce que je suis en retard?" "est-ce que quelque chose ne va pas chez moi?" Je me les pose régulièrement... parfois au point d'en pleurer, d'être anxieuse quant à l'avenir.

Comme si ma valeur pouvait se mesurer au nombre de bougies sur mon gâteau d'anniversaire ou l'état de mon utérus.


La vérité, c'est qu'il n'existe aucun âge universel pour devenir mère. Ni même aucune date limite pour avoir une vie qui a du sens. Pour toi.


  1. « Fais attention, tu vas finir seule. » "Tes standards sont trop hauts".


C'est généralement une phrase prononcée lorsqu'en tant que femme on pose des limites. Quand on quitte une relation qui ne nous convient plus. Quand on refuse de se contenter de miettes. Quand on ose dire ;

"Je mérite mieux!"


Et c'est à ce moment là que l'on entend : "fais attention, tu vas finir seule". Comme si être seule était le pire des destins. Comme si la solitude était plus grave que d'être seule, mais en couple.

C'est une phrase profondément dangereuse, car elle apprend aux femmes à avoir peur de leur propre compagnie.


Combien de connaissances restent dans des relations qui les rendent malheureuses, qui acceptent des comportement qu'elles ne devraient jamais tolérer ou à se diminuer pour ne pas être abandonnées.


Par peur de finir seules, certaines femmes finissent par s'abandonner elles-mêmes.


Et pourtant, il y'a une grande différence entre "être seule" et "se sentir seule".


On peut être célibataire et profondément épanouie. Et on peut être en couple et terriblement seule.


Une relation - peu importe la nature de celle-ci - ne devrait jamais être choisie par peur du vide. Mais par amour, respect et réciprocité.



  1. « Les garçons, c'est comme ça.


Cette phrase est souvent prononcée très tôt.


Quand un petit garçon tire les cheveux d'une petite fille. Quand il se moque d'elle. Quand il lui manque de respect.


On lui dit alors :

« Il est méchant avec toi parce qu'il t'aime. »« Les garçons, c'est comme ça. »



Ces quelques mots paraissent anodins. Mais ils sont faux.

Ils peuvent apprendre aux petites filles une chose dangereuse : que l'amour et le manque de respect peuvent coexister.

Que certaines blessures sont normales. Qu'il faut être patiente. Compréhensive. Tolérante.



En grandissant, cette croyance peut parfois se transformer en autre chose : Excuser les comportements blessants. Minimiser certains signaux d'alerte. Rester dans des relations où l'on souffre en se disant :

« C'est normal, il est comme ça. »

Mais non !


Le manque de respect n'est pas une preuve d'amour. La jalousie n'est pas une preuve d'amour. L'indifférence n'est pas une preuve d'amour.

Et la souffrance ne devrait jamais être le prix à payer pour être aimée.



Les phrases que nous entendons ne deviennent pas toutes des blessures. Mais certaines s'installent en nous discrètement. Elles deviennent une petite voix intérieure qui nous pousse à nous excuser de prendre de la place, à cacher notre ventre, à douter de notre valeur ou à croire que nous sommes "trop" ou "pas assez".


Et puis un jour, on réalise quelque chose d'essentiel :

Ces phrases ne sont pas des vérités. Ce ne sont que des mots.

Des mots prononcés par quelqu'un d'autre, à un moment donné de notre vie.


Et ce qui a été appris peut aussi être désappris.

Peut-être que la première étape consiste simplement à se demander :

Quelle phrase est-ce que je porte encore aujourd'hui ?


Et surtout…


Quelle nouvelle phrase ai-je envie de me répéter à la place ?


Parce que nos mots ont aussi le pouvoir de réparer ce que d'autres mots ont abîmé.


Et parfois, une seule phrase bienveillante peut devenir le début d'une nouvelle histoire avec soi-même.


💜 Et toi, quelle est la phrase que tu as entendue et qui t'a le plus marquée ?


Je t'invite à écouter l'épisode de mon podcast La Voix des Femmes, dans lequel je parle de ces mots qui nous construisent… et parfois, de ceux dont il est temps de se libérer.



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À écouter

La Voix des Femmes

Dans cet épisode de podcast, on parle de ces mots qui nous construisent...et parfois, de ceux dont il est temps de se libérer.




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